Rock: les Belges de Ghinzu en tournée avec leur foisonnant "Mirror, mirror"
[20/10 - 11h29]

Les rockeurs beles de "Ghinzu", Antoine Michel (batterie), Mika Nagazaki (basse), Jean Waterlot (claviers, guitare) et John Stargasm (chant) le 14 octobre à Paris.
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"Plus grand groupe de rock belge en France", Ghinzu démarre mardi une tournée hexagonale, dans le sillage de l'album "Mirror, mirror", qui a fait gagner en "bestialité" un groupe déjà réputé pour l'intensité de ces concerts, dit-il lors d'un entretien à l'AFP. Paru en mars, "Mirror, mirror" est un troisième album foisonnant et ambitieux, puisant dans la flamboyance de Muse et le rock vintage des Strokes, que le groupe a déjà rodé en France et en Europe pendant la saison des festivals. "Ces morceaux sont devenus plus incisifs. Après avoir tourné tout l'été, on se rend compte qu'on a un live plus bestial, plus dans l'énergie que ce qui se passait sur le précédent album qui était plus atmosphérique", explique le guitariste et claviériste Jean Waterlot. Le groupe, né en 1999, est réputé pour ses prestations scéniques intenses et déjantées, emmenées par le charismatique chanteur John Stargasm. "Il y a toujours une part d'instinct, d'improvisation dans Ghinzu, qui est visible en live. C'est un peu notre quartier, notre domaine de prédilection", confie Stargasm. "Le groupe est né sur scène, a grandi sur scène. On a voulu faire de la musique en ayant nous-mêmes assisté à des concerts que ce soient les Cramps, Queen ou Sonic Youth", dit-il. Après avoir rempli L'Olympia lors de son précédent passage, Ghinzu va cette fois investir le Zénith de Paris (le 23 octobre). "C'est un pari, un challenge. Notre tourneur nous a dit : autant montrer à tout le monde que vous êtes le plus grand groupe belge en France !", sourit Stargasm. Aux côtés de dEUS, Girls in Hawaii et autres Vive la Fête!, Ghinzu témoigne de la vitalité d'une scène musicale belge dont l'originalité séduit largement au-delà de ses frontières. "Dans le rock anglais, il y a la tradition de la ligne pop, dans le rock américain il y a toujours ce rapport au blues, en France vous avez 50, 70 ans de patrimoine de chanson française. Mais en Belgique, il n'y a pas de tradition, donc on n'a aucun problème à mélanger énormément d'influences, on prend un peu de rap, un peu de psycho-billy, un peu de musique électro...", estime Stargasm. "Ce qui caractérise la musique en Belgique, c'est l'absence d'industrie, de directeur artistique, d'un certain format radio, qui fait que les premiers albums sont plus libérés", poursuit-il. Contre-illustration, la version belge de "Mirror, mirror" comporte un titre en français "Je t'attendrai", délirant hommage à Dalida et Julio Iglesias, qui a dû être traduit en anglais pour la France. "La maison de disques en France nous a dit : les gens n'aimeront pas, ça décrédibilise le reste de l'album. Nous, on travaille avec des partenaires on considère qu'il faut les écouter", explique Stargasm. "Ce qui est marrant, c'est que chaque fois qu'on vient en France, on nous parle de ce titre, les gens se débrouillent pour le trouver", s'amuse Waterlot.
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