Suicides à France Télécom: le numéro 2 veut "accélérer les négociations"
[20/10 - 11h44]

Stéphane Richard le 15 octobre 2009 à Marseille
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Le numéro 2 de France Télécom, Stéphane Richard, a affirmé mardi sur Radio Classique qu'il allait "accélérer le calendrier des négociations sur le stress", le jour même d'une nouvelle séance de négociations avec les syndicats qui ont appelé à une journée d'action. "Sur le rythme des négociations, (...) il faut qu'on aille vite parce qu'il y a urgence, et par rapport à un calendrier qu'on avait dessiné au départ, nous allons accélérer ce calendrier", a expliqué M. Richard. La négociation sur le stress a débuté à la mi-septembre. "J'espère qu'on arrivera à dégager des accords, au moins partiellement, sur un certains nombre de dispositifs ou de mesures qu'on puisse mettre en oeuvre très rapidement", a-t-il dit. Soulignant le "sentiment d'appartenance et d'attachement très fort à cette entreprise de tout le corps social", il a expliqué que les salariés avaient "pu ressentir très durement, dans leur chair, un certain nombre de choses qui se sont passées. Ils ont pu prendre comme un rejet de l'entreprise, une sorte de désamour, soit des choix d'organisation, soit des échecs qu'ils ont pu subir aussi dans leur vie". Mais M. Richard rejette le terme de management par la terreur, "très durement ressenti par toute la ligne managériale". "Faire porter la responsabilité des problèmes, des drames sur ces gens-là est insupportable", a-t-il dit. "Ce qui est vrai, c'est qu'il y a eu incontestablement une dérive dans (...) les choix d'organisation très centralisés, qui n'a pas laissé suffisamment de place au niveau local pour adapter les dispositifs et prendre en compte la dimension des individus", a-t-il reconnu. De même, "nous n'avons pas suffisamment réalisé que la population de France Télécom était composée d'hommes et de femmes qui ne sont pas tous au même niveau de rapidité, de compétence et de capacité d'adaptation, (...) et que ce corps social considérable, pour le faire avancer dans le sens où l'entreprise doit aller, il faut qu'on prenne davantage en considération les éléments individuels, la personnalité de chacun". "C'est tout ça qu'on n'a pas bien réussi à faire et qui explique le sentiment d'échec qu'on peut avoir aujourd'hui", a-t-il dit.
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